éco logement social outre mer

Eco logement social dans l’Outre-Mer

L’éco  logement social outre-mer a été installé dans le but promouvoir la rénovation énergétique des logements sociaux et le développement durable.

En effet, il vise à améliorer la performance énergétique des logements sociaux lesquels consomment énormément d’énergie.

Historique de l’éco-logement social

Dès les années 1900, des solutions publiques ont été mises en place. Dans certains territoires, les plus défavorisés sont relogés dans des logements sociaux. De ce fait, le nombre des bidonvillles a diminué.

L’instauration de la réforme de la politique de financement du logement social marque l’année 2000 avec la construction de nouveaux logements. Ce qui a permis aux ménages les plus démunis à accéder aux aides au logement. Auparavant, les fonctionnaires étaient les principales bénéficiaires de ces types d’habitat.

En dépit de ces travaux, les besoins de logements sociaux sont assez conséquents. Ainsi, malgré les efforts, l’offre demeure insuffisante même si chaque année, de nombreuses constructions et réhabilitations ont lieu. Les statistiques indiquent qu’environ 85% des foyers domiens sont éligibles au logement social. Le coût de la vie, le revenu fiscal et le faible revenu moyen par habitant  favorisent cette situation de précarité.

Le plan logement outre-mer  présenté par le gouvernement vise à construire et à réhabiliter de nombreux logements sociaux de manière annuelle.

Eco-prêt logement social outre-mer

L’éco logement social pour l’Outre-Mer est destiné aux bailleurs sociaux. Les loyers proposés restent modérés.

L’Union sociale habitat outre-mer (USHOM) a dressé les spécificités du logement outre-mer dans le cadre des rencontres de l’outre-mer autour du thème « Le logement social Outre-mer: une exception nécessaire pour atteindre l’égalité réelle en matière d’habitat ».

A l’heure des politiques de réduction de dettes publiques et d’ajustement structurels, les bailleurs sociaux en Outre-mer font face à des spécificités supplémentaires par rapports à leurs homologues hexagonaux.

Dans son introduction aux rencontres outre-mer, le président de l’USHOM, Fernand Lerychard a mis en évidence certaines des problématiques propres aux bailleurs de l’outre mer lors de la première table ronde. « C’est un métier difficile, l’environnement impacte l’outil de façon plus importante nos bailleurs ultramarins que les bailleurs sociaux de l’Hexagone. Quand un ascenseur a une durée de fonctionnement de 20 ans minimum dans l’Hexagone, un ascenseur aura une durée de 12 ans en Outre-mer » a déclaré Ferdinand Lerychard.

Des contraintes très lourdes et coûteuses

Les organismes pour l’habitat social outre-mer sont ainsi pris en étau entre besoins et contraintes. D’une part, elles doivent combler un sous-équipement en infrastructures. A ce la s’ajoutent une prégnance de l’habitat dégradé et une forte demande de logement social. Enfin, un rapide vieillissement de la population n’améliore pas la situation.

D’autre part, les particularités de l’Outre-Mer soumettent les bailleurs ultramarins des contraintes physiques. On peut citer un foncier aménageable rare, des configurations topographiques difficiles et les aléas naturels. Mais il faut aussi tenir compte des contraintes financières (collectivités territoriales aux finances fragiles, réduction de la ligne budgétaire unique).

A cela, s’ajoute une architecture actuelle des normes applicables au BTP qui pénalise entreprises et maîtres d’ouvrage ultramarins. Par rapport à la Métropole, les matériaux de construction sont ainsi 39% plus chers à La Réunion. A Mayotte, la différence atteinte +35%. Une situation qui influe in fine sur le prix des loyers. « Les solutions à nos problématiques ne sont pas seulement financières. Il arrive souvent qu’une modification de la réglementation, une amélioration de façon de fonctionnement puisse déterminer une amélioration de notre financement et donc de notre capacité d’investissement de nos outils » souligne Fernand Lerychard.

Des « responsabilités » plus grandes

Toutefois, les spécificités du logement social Outre-mer n’empêchent pas les bailleurs sociaux de faire preuve d’inventivité pour baisser les coûts. C’est le cas en Martinique où la Société Martiniquaise d’HLM essaie de baisser le plus possible ses loyers. Pour ce faire, elle tente de réduire les coûts de construction en s’appuyant sur la maîtrise d’ouvrage direct.

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