Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement Mayotte (SIEAM)

A sa création en janvier 1992, on a connu le SIEAM sous le nom de SAEM. En 1998, dès lors qu’il s’est vu attribué une autre compétence qu’est l’assainissement,  il change de nom pour devenir le SIEAM que l’on connaît aujourd’hui. Mais à ses tout débuts jusqu’à aujourd’hui, cette institution résulte de la fusion de 3 syndicats de communes.  Ces derniers sont formés par des communes du secteur Nord-Ouest de Mayotte comme Pamandzi, Mamoudzou, Koungou et Dzaoudzi-Labattoir, mais aussi du Nord-Ouest. Parmi ces dernières : Kani-Kéli, Ouangani, Bouéni, Chiconi, Sada, et Chirongui. 

Par ailleurs, d’autres communes dont la gestion se faisait en régie direct auparavant le constituent également. Ce sont les communes de Bandrélé, Tsingoni, Dembéni, et M’tsangamouji. En tout, le SIEAM rassemble toutes les 17 communes de Mayotte qui ont en fait le principal maître d’ouvrage pour des travaux liés à l’eau potable et à l’assainissement. Cette dernière catégorie de travail concerne les réseaux et les différents systèmes de traitement des eaux usées.

Le SIEAM en bref

En tant que collectivité territoriale, le  SIEAM concentre une population de 256 518 habitants, d’après les chiffres de l’INSEE de 2017 sur une superficie de 376 km2. Il est gouverné par son président Mr  Moussa Mouhamadi Bavi, assistés par 9 vice-présidents et 24 délégués. Les compétences exercées par ce syndicat tournent autour de l’eau potable donc (adduction, distribution, l’étude de réalisation, l’exploitation, l’entretien des ouvrages etc…) et de l’assainissement. En termes des eaux usées, domestiques et industrielles, le SIEAM a pour charge d’effectuer l’étude de réalisation, la création, l’exploitation mais aussi l’entretien des ouvrages de traitement et de collecte, sur son territoire. 

Points sur le budget du SIEAM

Le budget primitif de 2019 a fait l’objet de 2 avis de contrôle, par la Chambre régionale des comptes de Mayotte. Cet avis budgétaire rapporte le constat d’un premier avis selon lequel on estime des déficits de l’ordre de 10,5 M € sur le budget de l’eau et de 21,8 M € sur l’assainissement. Le point positif est qu’il y a eu vote des budgets par article et par opération d’équipement. Néanmoins, les consignes de la CRC n’ont  pas vraiment été pleinement suivies, laissant à penser que que le SIEAM s’écarte souvent de la trajectoire des dépenses esquissée par la CRC. Il y a donc encore une non-maîtrise du budget.