Communauté d’agglomération du Nord Basse-Terre (CANBT)

A la fois département d’outre-mer et région française d’outre-mer se trouvant en Guadeloupe, la CANBT rassemble 6 communes qui n’étaient pas prédisposées à se joindre, dont Sainte-Rose, où se trouve son siège, Pointe-Noire, Petit-Bourg, Lamentin, Deshaies et Goyaves. Elle s’étend sur une superficie de 464,79 km2 et comptait en 2011 d’après les chiffres de l’INSEE environ 80 568  habitants. Au même titre que toutes les communautés d’agglomération, la CANBT a également des compétences obligatoires et facultatives. 

Les principales compétences de la CANBT

Dans la première catégorie de compétence, elle est entre autres chargée des actions sociales d’intérêt communautaire comme la mise en place et la gestion de la voirie. Par ailleurs, la CANBT se charge aussi des équipements culturels et sportifs. Parmi ses compétences optionnelles, la Communauté de communes doit prendre en charge le développement économique, l’équilibre social incluant l’habitat et la politique de la ville. Et outre l’aménagement de l’espace communautaire, la CANBT agit en faveur de la protection et de la mise en valeur de l’environnement.

Zoom sur les comptes de la CANBT

D’après la CRC ou chambre régionale des comptes, la CANBT s’en sort bien et semble gérer d’une main de maître la gestion financière de la communauté de communes. Cependant, derrière ce résultat global positif, il pourrait y avoir quelques nuages qui assombrissent l’horizon. En effet, la CRC constate un certain déséquilibre au niveau des budgets alloués au transport, à l’eau et à l’assainissement. Elle craint ainsi une éventuelle apparition d’un nouveau déficit. Dans son collimateur, le budget annexe de transport, -9 397 000 euros contre 880 000 destinés à l’eau et à l’assainissement.

Transport scolaire : un service public à l’horizon 2020

D’après ces chiffres, le budget pour l’eau et l’assainissement est donc trois fois supérieur en comparaison aux produits des services. D’autre part, les dépenses d’investissement sont aussi plus élevées que les recettes. S’agissant du transport entre autres, les recettes d’exploitation (8 millions d’euros environ), sont 2 fois moindres comparés aux dépenses (17,5 millions d’euros). Pour résoudre ce problème, un service public administratif de transport scolaire sera créé en janvier 2020, obligeant ainsi à revoir entièrement le budget des transports.