Communauté d’agglomération Cap Excellence (CA CAP Excellence)

Cette structure se situe dans le département de la Guadeloupe en Outre-Mer. Il s’agit d’une structure intercommunale de près de 105 000 habitants, impartis sur 127.91 km² de surface avec une densité de 2540 habitants au km². Et s’agissant d’un regroupement de communes, CAP Excellence, qui est aussi un Établissement public de coopération intercommunale ou EPCI, rassemble 3 communes dont Pointe-à-Pitre, les Abymes et Baie-Mahault.

A ses débuts en décembre 2008, cette communauté d’agglomération avait déjà sa forme actuelle. Il s’agit en fait d’un des EPCI les plus importants de la Guadeloupe, déployant de moyens financiers les plus significatifs dans le domaine de l’emploi. 

Récemment, la CAP Excellence a vu ses compétences s’élargir aux domaines du tourisme, du développement économique et la politique de la ville. Cette dernière compétence sous entend l’équilibre social de l’habitat, mais aussi l’aménagement de l’espace communautaire. Comme compétences optionnelles, CAP Excellence travaille sur l’aménagement de la voirie, et gère l’eau et l’assainissement du territoire. Mais elle a aussi la charge de la création, de l’entretien d’équipements sportifs et culturels.  

 

En passant sous revue la période 2014 à 2019, la gestion financière des investissements n’est pas encore au point ni fiable selon la chambre. En effet, le compte administratif de 2018 présente en l’occurrence quelques irrégularités se traduisant par des inexactitudes, ou des rémunérations incluant des frais de déplacement au-delà des limites. Sur la période de 2017 et 2018, la gestion de l’eau et l’assainissement manque aussi de transparence. Les résultats financiers s’en sont retrouvés faussés et n’ont pas laissé la possibilité d’en déduire précisément le prix de l’eau. 

Ce faible coût de l’eau indiqué a eu pour conséquence de ne pas correspondre à la réalité. En revanche, la chambre a constaté l’engagement de CAP Excellence dans l’atteinte de son objectif de développement territorial, avec un accompagnement financier au moyen de subventions octroyées aux associations. Celles-ci œuvrent dans les domaines sportifs, touristiques et culturels, toujours en cette période. Il est vrai que des améliorations restent à faire. Néanmoins, la chambre a pu constater avec joie que la communauté d’agglomération a bien mené un suivi sur l’usage fait de ces subventions. Ce qui est une bonne chose.